mercredi 28 mars 2012

Un sans faute pour Mesbah

Un temps envisagée, la titularisation de Djamel Mesbah avec le Milan AC contre le FC Barcelone a était reportée à plus tard. Entrée en jeu à la 74', il a barré la route de Lionel Messi. Arrivé au Milan AC cet hiver, en provenance de Lecce, le Franco-algérien a longtemps vécu à des kilomètres du très haut niveau. Retour sur le parcours aussi confidentiel que bucolique d'un tenace.  

Une entreé en jeu décompléxée

Dur sur l'homme dès le départ, Djamel a correctement négocié tout ses ballons. Il a écarté deux occasions dangeureuse, devancé de la tête plusieurs fois Alves, dont une fois où il a faillit amener une balle de but pour El Shawary.
De plus, notre homme fort de l'equipe nationale algérienne a reussi l'impossible, à savoir arreter Lionel Messi et ceux par deux fois !
Une première fois, il a reussi à couper la route de l'argentin dans la surface, le ralentissant, Messi a meme commi une faute sur lui, non sifflée. La seconde fois, c'est aux côtés de Bonera que Mesbah a reussi à stopper la "machine argentine".
Seul point faible ce soir, son apport offensif. Trop timide sur plusieurs contres, Mesbah n'a pas oser dribbler Daniel Alves et c'est fort dommage car le Brésilien était souvent esseulé et devait gardé le couloir droit et stopper El Shawary.
Sinon sur l'ensemble de son oeuvre (16 minutes), Algeria Foot lui donne la note de 6.5/10

Son parcours :

A force de constater leur prolifération, il va falloir trouver un autre adjectif pour qualifier ces parcours «atypiques», de moins en moins exceptionnels. Ceux des Pagis, Ribéry, Ben Khalfallah ... Ceux de nombreux franco-maghrébins snobés par les écuries de Ligue 1 qui, à l'instar de Djamel Mesbah, ont fait de l'exil un ascenseur vers la reconnaissance : les Lacen, Ghezzal, Kharja, Barrada, Nouioui … Le CV de Mesbah, surprenant renfort du Milan AC, ressemble à celui d'un acteur formé sérieusement, contraint d'accepter, en début de carrière, des rôles alimentaires, avant de se faire remarquer pour son premier rôle dans un film d'auteur, et être catapulté dans une super-production hollywoodienne. Ou plutôt, Cinecitta ...

La formation de Mesbah ? Commencée à l'US Annecy-le-vieux, club de la ville où il a grandi, avant de traverser le lac, pour l'achever au Servette Genève. En Suisse, le Franco-algérien crève l'écran dès ses débuts professionnels. Celui qui évolue alors au poste de milieu gauche aurait même fait fondre le Barça, qui voulait l'intégrer dans son équipe réserve. Mais en 2004, le Servette de Marc Roger se trouve au bord de l'abîme, et les arrangements entre dirigeants envoient le jeune Mesbah, 19 ans, poursuivre sa carrière chez les Blaugranas… suisses du FC Bâle. Le début d'une pérégrination bucolique.

Début 2006, se présente bien l'opportunité d'une relance, un prêt à Lorient, mais le Franco-algérien, abonné au banc à Bâle, se blesse dès son arrivée chez la Gourcuff Académie. Son séjour de six mois en Armorique accouche d'une sentence sans nuance : pas une seule minute jouée. Retour en Suisse, au … FC Aarau, humble représentant de la charmante capitale du canton d'Argovie, posée au pied du Jura. Joueur discipliné, à l'abattage considérable, mais surtout, joueur déterminé, Mesbah se refuse toutefois à faire d'une paisible vie helvète, son horizon. Deux saisons pleines à Aarau, le font migrer de l'Argovie vers la Campanie, où il s'engage avec l'US Avellino, club de Serie B. Le natif de Zighoud Youssef a déjà 24 ans.

Bénéficiaire du bide Taiwo

Passé du neutralisme helvète au bouillant sud italien, Mesbah continue de labourer son couloir gauche sans relâche. Sa réputation grandit rapidement auprès d'un cercle d'initiés : un an après s'être installé en Campanie, celui qui officie désormais comme latéral gauche, est engagé par Lecce, ambitieux pensionnaire de la Serie B, qui montera à l'étage supérieur au terme de sa première année de contrat. Une progression sûre et mesurée, qui va le mener jusqu'à la sélection algérienne, puis à faire le grand saut vers le Milan AC.

Le latéral ne participe pas à l'épique qualification des Fennecs pour la Coupe du Monde, mais Rabah Saâdane finit par le repérer et l'emmène dans ses bagages en Afrique du Sud. Barré par Belhadj, Mesbah ne jouera pas, mais Saâdane apprécie la modestie du joueur de Lecce, ses bonnes manières, et son application à l'entraînement. Aujourd'hui, Vahid Halilhdozic, aux commandes des Verts et Blanc depuis l'été dernier, commence à le considérer comme son latéral gauche titulaire. Suffit-il toutefois d'être un élève studieux et appliqué pour séduire le Milan AC ?

Plus que son profil lisse, reflété jusque sur un visage qui ne dépareillerait pas dans un Quick et Flupke, Mesbah a séduit le Milan et l'Italie par sa capacité à se projeter vers l'avant, à dépasser ses fonctions rudimentaires, et à rappeler qu'il a débuté sa carrière comme milieu gauche, avant de reculer. La faillite Taiwo, le manque de volume d'Antonini, la personnalité lunatique d'Emanuelson, ont conduit Massimo Allegri à rapidement faire confiance à Djamel. Depuis son arrivée à Milanello, à la mi-janvier, Mesbah alterne avec Luca Antonini, les titularisations. Cinq au total. La semaine dernière, en demi-finale de Coupe d'Italie, le latéral a aussi inscrit son premier but d'une superbe tête plongeante. Lors de cette même rencontre, Mesbah avait été pris à défaut par Lichsteiner. Le débordement de l'ex-Lillois avait amené le premier but bianconero. Une faute de placement qui rappelait que le Fennec fut l'un des premiers montré du doigt après la fameuse déroute milanaise face à Arsenal. Quand votre carrière a longtemps ressemblé au parcours d'un retraité lyonnais en mal de maisons d'hôtes, se retrouver à l'affiche d'une production chic et glamour ne peut se faire sans casser un peu d'argenterie. Alors que l'on parle déjà de Jordi Alba pour renforcer le couloir gauche milanais, Mesbah pourrait être rapidement condamné à s'accommoder d'un statut de doublure en Lombardie. Pas loin d'être un prix d'honneur, au final, pour un joueur dont la réputation n'a longtemps pas dépassé les pages régionales des quotidiens.

Chalali : «Tout pour garder ma place en EN»


   Chalali : «Tout pour garder ma place en EN»
L’attaquant international algérien d’Aberdeen, Mohamed Chalali, a montré de belles choses dans les 33 minutes auxquelles il a participé face à Inverness lors du dernier match disputé par son équipe en championnat d’Ecosse. Cette prestation le boostera sûrement pour continuer sur sa lancée en espérant arracher une place de titulaire dans le prochain match prévu ce samedi contre Hearts. Joint hier par téléphone, il a accepté de répondre à nos questions.
 - Comment jugez-vous votre prestation contre Inverness samedi passé ?
- Je suis content de mon rendement, même si j’aurais souhaité marquer. Franchement, j’ai tout tenté durant les 33 dernières minutes auxquelles j’ai participé, mais la réussite n’a pas été au bout.

- Votre équipe a concédé en fin de compte la défaite ?
- On méritait au moins le nul, car on a dominé la partie, malheureusement pour nous, on a raté beaucoup d’occasions. Ceci dit, cette défaite ne va pas nous affecter, car le maintien est déjà assuré.
- Vous êtes le plus souvent sur le banc des remplaçants. Cette situation ne vous inquiète pas pour autant ?
- Certes, j’aurais aimé jouer le plus souvent, mais c’est la décision du coach que je dois respecter. L’entraîneur prône un dispositif tactique qui ne me convient pas puisque l’équipe joue le plus souvent avec un seul attaquant. Malgré cela, je vais continuer à me battre pour convaincre mon entraîneur.

- Pensez-vous être titularisé lors du prochain match contre Hearts ?
- Je l’espère, en tout cas je suis en train de bosser durement aux entraînements dans le but de jouer titulaire lors du prochain match.

- Votre équipe n’a que la coupe d’Ecosse pour sauver sa saison ?
- Effectivement, il nous reste que la Scottish Cup pour sauver notre saison. Nous sommes qualifiés pour les demi-finales  qui se joueront le 14 et le 15 avril prochain.

- Justement, à propos des demi-finales, vous allez affronter  Hibernian, une équipe largement à votre portée…
- Vous savez, à ce stade de la compétition, les matches seront très serrés. On fera le maximum pour décrocher notre billet pour la finale.

- Vous rêvez déjà de la finale ?
- Tout le monde est mobilisé pour atteindre cet objectif, car si dans l’autre demi-finale le Celtic arrive en finale, nous décrocherons notre qualification pour l’Europa League la saison prochaine. Ceci pour vous dire que la coupe d’Ecosse reste un objectif important.

- Vous avez été sélectionné pour la première fois contre la Gambie, ceci a dû vous motiver davantage pour poursuivre votre ascension, n’est-ce pas ?
- Comme je vous l’ai dit à plusieurs reprises, cette sélection m’a libéré psychologiquement et m’a motivé encore plus afin de continuer à travailler pour rester le plus longtemps possible en EN. Je travaille dans mon club dans le but d’avoir un maximum de temps de jeu pour rester compétitif comme l’exige le sélectionneur national.
- Justement, à propos du sélectionneur national, est-ce qu’il vous appelle souvent ?
- A chaque fois il m’appelle pour avoir de mes nouvelles, même les dirigeants de la FAF sont au courant de ma situation à Aberdeen. Je suis conscient que je dois me battre dans mon équipe pour arracher une place de titulaire, car c’est la condition primordiale pour espérer rester en EN. En tout cas, je ferai le maximum pour garder ma place avec les Verts.

Première défaite de Nobelo


Première défaite de Nobelo
Dès l’entame du match, les Algériens ont pris les choses en main, en attaquant pour essayer de déstabiliser la défense mauritanienne. Le jeu algérien était la plupart du temps concentré sur le côté gauche de l’EN, où Ferhat a été très en vue et a beaucoup gêné la défense adverse avec ses actions, qui a connu toutes les difficultés du monde pour les contenir.

A la 3’, il a failli ouvrir la marque, mais le gardien a dévié la balle en corner. Après 5 minutes, le même joueur crée encore le danger en ajustant un centre parfait pour Bezzaz qui reprend en frappant fort, mais sa balle passe juste à côté. L’Algérie continue de presser et joue de mieux en mieux. Sur une action collective, El Ghouari surprend la défense et se retrouve face au gardien mauritanien, mais ce dernier sauve encore son équipe d’un but tout fait. En deuxième période, les Algériens continuent à pousser, mais ce sont les Mauritaniens qui vont marquer contre le cours du jeu. C’est sur un coup franc tiré par Seck que le défenseur Hamar trompe malencontreusement son gardien. L’entraîneur Nobelo a procédé alors à des changements pour essayer de revenir à la marque, mais la partie se soldera en faveur des Mauritaniens qui auront réussi à créer une grande surprise en gagnant par la plus petite des marges.  
K. H.

Fiche Technique :
Stade de Dar El Beïda, temps frais, pelouse en bon état, affluence moyenne Arbitres : Benhassina, Melloulchi, Abdelmoumen (Tunisie) 4e arbitre Houassnia (Algérie)
But : Hamar (csc)

Algérie : Rabiaï, Alloumi, Hamar, Bellalem (Bouzidi 75’), El Ghoumari (Meziane 75’), Chenini, Ferhat, Saïghi, Bousbassi (Benrabah 60’), Aklil, Bezzaz 
Entr. : Jean Marc Nobelo 

Mauritanie : Bechir Mohamed, Niaff, El Hassan, Ali Abdelahi, Haïdara, Kane, Abdelahi, Sidi El Hassane, Soudani, Seck, Boubaker 
Entr. : Mady Mbody 

Tunisie 2 - Maroc 1
En match d’ouverture du tournoi de l’UNAF, qui s’est déroulé au stade de Dar El-Beida à Alger, la rencontre s’est achevée en faveur de l’équipe tunisienne qui s’est imposée sur le score de 2 à 1 grâce aux buts de Bounouasse (12’) et M’hirsa (88’). Les Marocains avaient pourtant égalisé par l’intermédiaire d’Attalah (51’), mais ce but n’aura pas suffi, puisque les Marocains finiront par s’incliner devant une équipe tunisienne plus volontaire. En outre, la rencontre a été officiée par Abid-Charef, Benarous et Omari.

Plusieurs personnalités présentes
Plusieurs dirigeants sportifs étaient présents au stade de Dar El-Beida, au niveau de la tribune officielle. On pouvait voir Kerbadj, Ali Malek, Mecherara, Hadadj, Boukaroum et Laroum.

Une organisation parfaite 
Le président de la Ligue d’Alger, en l’occurrence M. Hammoum Khelil, désigné par la FAF en tant que président de la commission d’organisation de ce tournoi, a été au four et au moulin, en s’acquittant parfaitement de sa tâche, grâce à son sens de l’organisation et son dynamisme. Il a réussi à mobiliser les moyens nécessaires pour que l’organisation soit un succès.

mardi 27 mars 2012

«The Chance Algérie» de NIKE, Madjer donne le coup d’envoi

C’est hier, lors d’un point de presse tenu à l’Office du complexe olympique Mohamed Boudiaf, qu’a été donné officiellement le coup d’envoi de l’opération «The Chance Algérie», lancée par l’équipementier Nike à travers son représentant exclusif en Algérie, la SARL Playmode.
C’est le directeur de marketing, Mohamed Mariche, qui donnera le tempo en expliquant les différentes étapes du concours «ouvert à tous les jeunes footballeurs de 16 à 22 ans, qui devront s’inscrire soit individuellement soit par équipe sur la page Facebook jusqu’à la mi-mai (http://www.facebook.com/nikefootballalgérie). Les meilleures équipes auront la visite du jury et des responsables de la sociétés pour évaluation». Le jury est composé de quatre techniciens : Abdelkader Iaïche, Mohamed Chaïb, Mohamed Mihoubi et Abdelkader Benyahia. Le directeur du marketing cédera ensuite la parole au DG de la Sarl Playmode, Mohamed Chaouch, qui annoncera que «l’Algérie, et pour sa première participation à ‘‘The Chance’’, a réussi l’exploit d’enregistrer pas moins de 900 équipes inscrites, se plaçant même à la troisième place mondiale, devancée de peu par le Mexique et le Brésil.»
Un véritable exploit, alors que le lancement officiel de l’opération n’a été donné qu’hier.
C’est Rabah Madjer, la star du football algérien et parrain de «The Chance Algérie» qui clora la présentation et le lancement de l’opération, en affirmant : «L’Algérie a de tout temps été un réservoir pour les jeunes talents et les amoureux du football. Et avec ‘‘The Chance’’, les jeunes ont une bonne opportunité de sortir de l’anonymat. Il n’y aura malheureusement qu’un seul Algérien qui nous représentera au Nou Camp aux Côtés de Pep Guardiola pour les finales mondiales, mais j’espère que les finalistes de ce tournoi en Algérie pourront intégrer des clubs de Ligues 1 et 2 pour que leurs efforts soient récompensés.» Les présents seront conviés par la suite à assister à la première sélection, avec un premier match opposant deux équipes d’Alger, sous le regard du jury et de Rabah Madjer. Ce dernier et avec le concours du jury choisira sa «première recrue», le jeune Hammouche Ramdhane de Chevalley, qui décroche le premier ticket pour la finale nationale.

Procédure de sélection

«The Chance 2012» concerne 55 pays à travers le monde, où seront sélectionnés 100 joueurs pour prendre part à un stage au centre de formation de Barcelone. Sur les 100 jeunes joueurs, 16 seront sélectionnés à la base des finales mondiales qui se disputeront à Barcelone entre le 17 et le 27 août 2012. Les 16 joueurs bénéficieront par la suite d’une tournée mondiale, avant de se disputer le grand prix qui s’étalera de septembre 2012 à février 2013 pour la désignation du meilleur joueur de l’édition 2012 «The Chance».
Pour ce qui est de l’Algérie, un seul joueur sera choisi pour figurer dans le top 100 et prendre part aux finales mondiales.
Les sélectionneurs de Nike Algérie prendront, après un travail de prospection, 600 joueurs pour prendre part aux finales régionales qui auront lieu à Alger, Oran et Constantine entre le 9 et le 22 juin. Les 50 meilleurs joueurs de ces finales régionales seront qualifiés par la suite à la finale nationale qui aura lieu à Alger le 30 juin et 1er juillet prochain, où le gagnant aura la «chance» de rejoindre le centre de formation du FC Barcelone et tenter sa chance lors des finales mondiales.

Bougherra : “Le titre de champion du Qatar m’a procuré la même joie que celui d’Écosse”


Le défenseur international algérien de Lekhwiya, Madjid Bougherra, a estimé que la joie procurée par le trophée de champion du Qatar qu’il vient de s’offrir avec son club, était la même ressentie lors de ses différentes consécrations locales avec son ancienne équipe écossaise, les Glasgow Rangers. “Un titre se gagne toujours au prix de sueur et de sacrifices. Pour moi, être champion du Qatar a la même saveur que celui d’Écosse que j’ai eu l’occasion de goûter sous le maillot de mon ancien club Glasgow Rangers”, a déclaré l’arrière central des Verts sur le site de son club. Bougherra (29 ans) s’exprimait à l’issue du match face à Al-Arabi soldé dimanche soir par un nul (1-1), un résultat qui a suffi à Lekhwiya pour être sacré champion du Qatar pour la deuxième saison d’affilée, à trois journées de la clôture du championnat local. Ambitieux qu’il est, Bougherra, qui avait rejoint son nouveau club l’été dernier en provenance du championnat d’Écosse, a appelé ses coéquipiers à “se projeter” dès maintenant sur les autres challenges qui attendent le club. “Remporter le championnat est une source de satisfaction, mais le plus dur reste à faire, car nous sommes appelés à gagner d’autres trophées. Pour ce faire, il nous faudra préserver cet esprit de la gagne afin d’être à la hauteur des aspirations de nos dirigeants qui ne lésinent pas sur les moyens pour nous mettre dans les meilleures conditions possibles”, a-t-il poursuivi. Lekhwiya, entraîné depuis l’exercice dernier par l’ancien attaquant international algérien, Djamel Belmadi, est engagé en Ligue des champions d’Asie. Les coéquipiers de Bougherra ont déjà disputé deux matches pour le compte de la phase de poules, soldés par une victoire et une défaite. Bougherra avait déclaré à la presse que la Ligue des champions d’Asie était “l’un des stimulants” qui l’avaient motivé à quitter le Vieux Continent pour une expérience dans le championnat du Qatar.

Djamel Belmadi :
 "Bougherra était sous pression, car il devait confirmer tout le bien qu'on pensait de lui à son arrivée à Lekhwiya, d'autant plus qu'il venait de remplacer le solide défenseur marocain Abdeslam Ouaddou ... Malgré cela, Madjid s'en est bien sorti, contribuant largement dans le titre de champion qu'on vient de remporter. Personnellement, j'avais entière confiance en lui, et je savais qu'il allait être à la hauteur des aspirations, [...], Je ne peux qu'être heureux de gagner un deuxième titre de suite dans un championnat qui recèle un bon nombre de joueurs et d'entraîneurs étrangers de valeur, prochain objectif ? la Ligue des champions d'Asie !" (Radio National)

Raspentino, l’homme pressé plaît à Vahid

Vahid Halilhodzic, qui vise à rajeunir progressivement le groupe des Verts.En effet, lui qui a déjà lancé Feghouli, Cadamuro, et quelques locaux, ne compte pas s’arrêter là.  Il a supervisé hier Raspentino, le franco-algérien qui a tapé dans l'oeil de l'Olympique de Marseille.

Zoom sur Raspentino :

Interrogé hier sur le plateau de Stade 2 à propos de la présence de deux clubs non pros en demi-finale de Coupe de France, Régis Brouard, l’entraîneur de Quevilly, a estimé que c’était au moins autant la conséquence d’une hausse du niveau des divisions inférieures qu’une déliquescence de l’élite. Possible. En tout cas, ce resserrement est une tendance lourde qu’on observe cette saison en France. En plus des performances de Quevilly et du GFCO Ajaccio en Coupe, il y a aussi la manière dont Patrice Carteron se débrouille cette saison en Ligue 1 avec un effectif dijonnais composé pour partie d’anciens joueurs amateurs, dont Benjamin Corgnet est la tête de gondole.

Autre illustration : la trajectoire de Florian Raspentino, pur produit de l’amateurisme, aujourd’hui cible de nombreux clubs de L1. Né en juin 1989 à Marignane d’un père algérien et d’une mère française, le gamin prend sa première licence à l’AS Gignac, non loin de chez lui, dans la banlieue marseillaise. A sa majorité, il tente une première incursion dans le monde pro, à Ajaccio, sans succès. Retour à la case départ, Marignane, où il fait ses débuts avec les seniors en CFA. Il s’y aguerrit deux ans, avant de partir pour la concurrence, au RCO d’Agde, toujours dans le Championnat de France Amateur, à l’été 2010. Positionné attaquant axial, il y réalise une belle saison, inscrivant 17 des 37 buts de son équipe.

Un profil à la Moussa Sow

Sébastien Pérez, l’ancien joueur de l’OM (qui vient d’être nommé directeur sportif à Dijon), repère le talent et en parle à une connaissance, Jean-Carl Tonin, ami de Guy Hillion, alors directeur sportif du FC Nantes. Tonin va le voir à Agde, en revient convaincu et lui obtient un essai en Loire-Atlantique. Deux jours seulement suffisent à séduire Hillion, pas le moins réputé pour repérer des futurs très bons… Avec un bien maigre CV, Raspentino débarque sur la pointe des pieds, et l’on ne sait pas bien au départ s’il a été recruté pour la réserve ou l’équipe première. L’interrogation va vite être levée.

Après une bonne préparation à l’intersaison et quelques semaines à attendre qu’on lui donne sa chance, il est lancé dans le grand bain de la L2 le 22 août à la Beaujoire, lors d’un match face à Guingamp. Score final, 4-0 pour les locaux, dont un amour de but du petit nouveau : aligné au poste d’ailier, il est trouvé côté gauche, fixe son défenseur, se décale vers l’axe avec élégance, trouve un angle de tir et saisit l’occasion pour nettoyer la lucarne. La suite de la saison permet de confirmer qu’on a bien affaire à un sacré talent offensif. Un joueur d’instinct, spontané, que son entraîneur Landry Chauvin n’hésite pas à comparer aux meilleurs éléments qu’il a eus sous ses ordres au centre de formation du Stade Rennais : Moussa Sow, Jimmy Briand, Jirès Kembo.

Boudebouz et Mar.Martin trop chers pour Lyon ?

A en croire Jean-Michel Aulas (président), les milieux de terrain sochalien Marvin Martin et Ryad Boudebouz risquent d'être hors de portée des finances de Lyon, qui se verrait bien faire coup double.
Depuis plusieurs mois, ce n’est plus un secret pour personne : Lyon lorgne les Sochaliens Marvin Martin (24 ans) et Ryad Boudebouz (22 ans), qui ont déjà été approchés plus ou moins concrètement l’été dernier. « Ce sont des joueurs de talent qui peuvent intéresser l’OL, confirme Jean-Michel Aulas, le président du club entraîné par Rémi Garde, dans les colonnes du Parisien. Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient dans nos moyens. Cet été, on sera raisonnable, comme tous les clubs français, mis à part le PSG. Mais il faudra que Paris apporte un certain nombre de réponses sur le fair-play financier. Il faut construire un business model avec des stades, trouver des sources de financement, qui ne soient pas issues des mécènes. C’est ce que nous essayons de faire. »

Mesbah : "Pas peur du Barça"



A la suite de la victoire de l’AC Milan sur l’AS Roma (2-1), lors da la 29e journée de Serie A, Djamel Mesbah s’est projeté sur le quart de finale de Ligue des Champions qui va opposer la formation lombarde au FC Barcelone mercredi soir. Le défenseur algérien ne craint pas l’ogre catalan et croit en les chances de son équipe lors de cette confrontation. "L’entraîneur fera tout pour motiver l’équipe contre Barcelone. Nous ne devons pas avoir peur d’eux, car nous sommes l’AC Milan", a confié le Fennec sur la chaîne officielle du club.

mardi 20 mars 2012

Mesbah titulaire face à la Juventus

Apres avoir été laissé sur le banc de touche lors du dernier match de son équipe face à Parme, Djamel Mesbah devra retrouver sa place dans le onze ce soir à l'occasion du choc face à la Juventus lors du match retour pour le compte des demi-finales de la coupe d'Italie. Une bonne occasion pour gagner une nouvelle fois la confiance du coach une semaine avant de défier le FC Barcelone en Ligue des champions.

Vahid confirme sa volonté d'installer une rude concurrence en EN

«Invaincu depuis qu’il est le sélectionneur de l’Algérie (juillet 2011), Vahid Halilhodzic attend les trois matches de juin pour se faire une idée plus précise de son équipe», écrivait hier le magazine Jeune Afrique dans sa version électronique. Il a publié une interview faite avec le driver des Verts qui est revenu sur quelques points importants depuis qu’il est devenu le maître à bord.

Comme il fallait s’y attendre, nos confrères de Jeune Afrique n’ont pas manqué l’occasion de demander à Vahid les raisons de la mise à l’écart de Ziani, cela a intrigué plus d’un, mais le Bosniaque affirme une nouvelle fois que cela est dû à la rude concurrence au milieu du terrain. «Avec Sofiane Feghouli et Ryad Boudebouz, il y a beaucoup de concurrence, et Karim Ziani doit l’accepter. Quand on convoque un joueur de ce niveau, ce n’est pas pour le mettre sur le banc. Et je ne peux pas garantir à Ziani une place de titulaire», a-t-il de nouveau expliqué, avant d’ajouter concernant le niveau du championnat qatari : «Vous savez comme moi que le championnat du Qatar n’est pas d’un très haut niveau. Moi, j’ai besoin de former un groupe, et il faut faire des choix.»

«Feghouli et Cadamuro peuvent jouer ensemble pendant sept ou huit ans»
Avant de parler du duo de la Liga espagnole, à savoir Feghouli-Cadamuro, l’entraîneur des Fennecs a tenu à passer un message à Boudebouz. Ce dernier ne semble pas encore avoir gagné la confiance de Vahid qui explique : «J’attends d’un joueur comme Boudebouz qu’il prenne davantage ses responsabilités», s’est-il contenté de dire. Un message crypté qui en dit long sur les exigences de l’entraîneur de l’EN, qui aurait peut-être remarqué chez le Sochalien des signes d’indifférence et qui veut désormais le secouer afin de tirer profit de son talent. Feghouli et Cadamuro qui ont joué leur premier match officiel avec l’EN en Gambie ont l’air d’avoir convaincu l’ancien coach du PSG : «Les jeunes pleins de talent, comme Feghouli ou Cadamuro, font partie d’une génération qui peut jouer ensemble pendant sept ou huit ans, peut-être plus», a-t-il dit à leur sujet, dévoilant au passage son programme à long terme qu’il vient de mettre en place et qui commence déjà à porter ses fruits.

«J’ai la chance d’avoir le soutien de Raouraoua»
Avec ses 3 victoires et un nul, le bilan de Vahid est d’ores et déjà positif. Il n’oublie pas de le souligner à chaque fois, mais plusieurs facteurs étaient du côté du technicien bosniaque. Parmi eu,x le soutien indéfectible de la Fédération algérienne de football et son président qui ont mis les moyens nécessaires pour que Vahid applique sa politique : «J’ai la chance que Mohamed Raouraoua, le président de la Fédération, soit ambitieux et qu’il me soutient», a-t-il dit à ce propos. Une satisfaction qui reflète la parfaite entente existante entre les deux hommes, et ce, depuis déjà quelques années, mais qui ne s’est vérifiée sur le terrain qu’au mois de juillet dernier.
«Je passe beaucoup de temps en Algérie et je fais tout pour réussir»
Après plusieurs jours passés en Algérie, où il s’est déplacé dans plusieurs stades pour superviser des joueurs, Vahid est retourné en France : «Je passe beaucoup de temps sur place pour aller voir des matches du championnat et trouver des joueurs susceptibles d’intégrer la sélection. Je fais tout pour réussir», a-t-il mentionné, histoire d’expliquer que son travail ne s’arrête pas au lendemain des rencontres. Il veut dire à tout le monde que les résultats que l’EN est en train de récolter, c’est en grande partie grâce à son dévouement qui lui ouvrira sans doute d’autres portes de réussite.

«Les Algériens sont passionnés, on m’appelle même à 00:30 !»
Pour finir, le Bosniaque a décrit l’engouement existant en Algérie autour de l’EN, du journaliste au simple supporter, tout le monde vit cette passion. «La presse est omniprésente, je reçois parfois des appels à minuit trente. Mais les Algériens sont passionnés de foot, alors il faut l’accepter», dira-t-il.

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